La Voie du Bambou
Retrouver sa gestuelle, son rythme naturel et sa joie de vivre.
Le Bambou Do est une pratique du corps entier, habitée par la présence de l'essence. Il a été fondé par Marc-Antoine Cuevas, à qui Senseï Kakuen a donné son nom d'artiste guerrier : Nichi En.
Karatéka d'abord, puis enseignant de Yoseikan Budo, il a vécu six années auprès de Kakuen, dont trois comme uchideshi, au quotidien dans le dojo.
Kakuen lui a transmis le Shi Geï Do et une mission : créer son propre style et rendre ces enseignements accessibles au corps occidental.
Le Bambou Do est né de cette rencontre, entre le Shi Geï Do de Kakuen et tout le chemin martial parcouru avant lui.
Le bambou
Le bambou plie sous le vent et se relève, enraciné dans la terre et tendu vers le ciel. Il est masculin dans sa verticalité, féminin dans son horizontalité, et il est vide au milieu. C'est ce vide qui fait taire le vacarme et laisse passer l'essence du vivant.
Pratiquer, c'est retrouver cette souplesse qui tient debout. On apprend à plier sans se briser, à se redresser sans se raidir.
La Voie du Bambou est aussi celle de l'arbre et de la rivière. Comme le disait Senseï Kakuen : « La nature est le plus grand des maîtres. »
Trois entrées, une même voie
Chacun entre par son côté, et tous se retrouvent au même endroit.
L'éveil corporel · le kata dansé
C'est la part Yin : la présence, le rythme, la joie du corps, l'écoute sensible et intuitive.
La voie martiale · le kata martial
C'est la part Yang : le cadre, la structure, la force juste, le sabre, le bâton et le bambou.
La respiration consciente · le kata respiratoire
Elle relie les deux. Que l'on débute par l'éveil ou par le martial, l'étude du souffle approfondit tout et révèle ce qui manquait : l'ancrage pour l'un, le féminin et les lignes pour l'autre.
La pleine présence
Au cœur de la pratique, il y a un état que Nichi En appelle la pleine présence, l'essence vivante. Il se reconnaît dans le corps, comme une vibration, une ondulation, une chaleur qui rayonne.
Pour l'atteindre, on fait confiance au vivant, et on le laisse travailler.
« Laisser la vie nous sculpter, plutôt que d'essayer de modeler artificiellement notre corps. » Nichi En
Les quatre clés
Son Zon
Le savoir sentir. La compréhension passe par le corps avant de passer par la tête.
Fu Do
Quand le chaos accélère, ralentis. Quand il ralentit, accélère. Et quand tu ne sais pas, ne fais rien.
Mu Ku
Le vide plein de présence, celui du bambou, celui du silence avant le geste.
La joie du cœur d'enfant
L'émerveillement sans naïveté, tel que Kakuen l'enseignait.
Ce que l'on pratique
L'éveil par le corps, pour retrouver ses sens et rallumer la pulsation de vie quand elle est fatiguée.
L'art martial, transcendé : la force naturelle remplace la violence, et chaque distance de travail ouvre un nouvel espace de compréhension.
La danse naturelle du vivant, qui rend au corps sa liberté.
Le sabre, le bâton, le bambou et les plumes, comme autant de partenaires.
La méditation, immobile et en mouvement, pour poser l'attention.
Pour qui ?
Le Bambou Do est accessible à tous : aux enfants, aux adolescents, aux adultes et aux aînés, aux sportifs comme aux corps malmenés par leurs activités physiques.
Chacun avance à son rythme, et ce rythme est respecté.
Les enfants y trouvent un cadre clair et joyeux, où leurs capacités sont mises en avant et où le respect est compris de tous.